Le phénomène Enya peut paraître surprenant, mais bien des facteurs l'ont aidé: une vague montante de spiritualité à l'aube de la nouvelle ère du Verseau, un changement des musiques dites populaires qui n'ont pour toute création un simple refrain et qui exaspèrent les amants de la musique, la lassitude du monolinguisme (et je dirais même le danger de l'endogamie culturelle) et la curiosité d'aller découvrir d'autres coins de notre minuscule planète, voilà des circonstances fort heureuses pour Enya, l'ensorcelleuse vocale par excellence.
En effet, plusieurs maisons de disques ont rabroué Enya, en pensant qu'une chanteuse de son calibre n'intéresserait qu'une insignifiante minorité de rêveurs, d'utopistes et d'ésotéristes, tellement hors du courant "pop(ulaire)". 25 millions d'acheteurs se sont toutefois manifestés pour supporter cette célibataire (et elle ne souhaite que le rester). "Non, je n'ai pas de petit ami. La musique avant tout". Peut-être est-ce là la véritable raison du succès de Enya: un amour pur pour la musique, une persévérance inouïe pour trouver l'harmonie parfaite entre ses racines celtes et son propre monde.
Voici quelques pages qui ont pour trait commun cette chanteuse nouvel-âge dont la voix m'ensorcelle encore et toujours.